Les conséquences de la guerre menée par la Russie à l’Ukraine affectent le monde entier et démontrent une fois de plus que tous les pays du monde sont liés les uns aux autres, sont dépendants les uns des autres . Un délinquant psychopathe – ne parlons pas de chef d’Etat , Poutine est un chef de gang ,le parrain d’une maffia qui a volé son pays, traite les russes comme un troupeau , enferme à tour de bras les récalcitrants , les résistants à ses mensonges, tue s’il le faut – a créé un désordre mondial dont le monde précisément mettra des années à se remettre ,dont on est incapable de mesurer les effets à moyen et long terme .
Le vingtième siècle a connu quelques psychopathes notoires , criminels de masse ( Hitler, Staline , Mao pour ne citer que ces trois-là), et l’on pouvait espérer qu’on en avait fini . Il n’en est rien . Bachar El Assad, autre psychopathe et criminel de masse notoire a ouvert le bal du vingt-et-unième siècle , et, comme il est toujours en vie grâce à son complice Poutine, ce dernier a dû se dire qu’il pouvait , avec tout son arsenal nucléaire , faire mieux que Bachar. A crapule crapule et demie.
La guerre n’est pas la continuation de la politique , elle en est la négation . La politique n’est autre que la méthode qui vise à faire vivre ensemble des êtres humains . C’est d’une façon totalement arbitraire que certains ont voulu fonder l’Etat sur le principe ami-ennemi . Dans un petit livre passionnant , stimulant ,intitulé « Quand l’Histoire commence » ,Bertrand Badie démolit cette théorie . La violence , la négation de l’Autre , ne sont pas au cœur des relations humaines. Rien ne permet d’ affirmer de façon catégorique que l’Autre est soit un ami , soit un ennemi. Cette schématisation des relations humaines – et évitons de faire de l’Etat ou de la Nation des entités réelles alors qu’ils ne sont qu’une des manières de penser la réalité- tourne le dos à leur complexité .
Poutine n’est pas un homme politique , c’est un délinquant doublé d’un psychopathe .On peut espérer qu’il finira là où il devrait finir, devant la Cour pénale internationale ( où il pourrait jouer aux cartes avec Mladic et Karadzic, deux autres malades ), ou, à défaut ,que quelqu’un se chargera de l’éliminer . On aimerait que ce soit le peuple russe qui se débrasse de son tyran .
Terminons d’ailleurs sur cette conviction : tant que des individus , des peuples accepteront de se soumettre à des tyrans ou réaliseront à travers leur tyran des désirs malsains, rien ne changera vraiment.
Sur ce sujet La Boétie a dit l’essentiel. Il ne pouvait pas imaginer que les tyrans ont des moyens hors de proportion avec ceux qu’il a pu connaître et que la question est précisément de savoir comment se débarrasser d’un tyran qui n’hésite pas à liquider la moitié de sa population s’il le faut pour rester au pouvoir.
La vraie question est bien de savoir comment faire que les êtres qui sont sensés nous permettre de vivre en paix les uns avec les autres ne soient pas ceux qui nous tyranniseront et nous mettront sans arrêt dans l’insécurité, dévoyant la politique
Avez-vous enfin compris pourquoi la politique , aujourd’hui plus que jamais doit être une cosmopolitique ?
